PHILIPS, Walter

né le 30 août 1939 à Kappelen, Flandre, Belgique ; école normale de Gand ; 1961-1974, enseigne ; 1974, se consacre à la peinture ; vit en Belgique.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Un surréalisme* éclaté en images obsessionnelles qui jette un clin d'oeil à des prédécesseurs, et dont la dispersion même regroupée au sein d'une oeuvre fait la singularité brillante, presque fluorescente dans l'univers globalement sombre. C'est qu' insatisfait de ses travaux à la gouache, il décide d'utiliser la laque glycérophtalique sur panneau, technique ingrate qui n'autorise aucune retouche mais qui lui procure le glacis qu'il recherche. Il y a le séquences du beau ténébreux calamistré dans un petit nuage en oeuf, il y a les échelles et les damiers multicolores, il y a surtout l'horizontalité des brochets ou des têtes d'avion, s'opposant à la verticalité échouée des fusées qui retombent ou des arbres abattus à mi-tronc. Peinture de l'inconscient plus que d'autres, puisqu'on ne peut que constater sa cohérence plastique sans décrypter son incohérence mentale, (1990). Il introduit la même figure masculine au nez grec qui procède à de la prestidigitation dont les objets concernés sont compris dans une zone définie, cable souple, aura, tentures écartées, (2007). Un monde fantomatique, magique, onirique.

Expositions : 1975, Spectrum, Anvers, (P) ; 1990, 2007, Alain Blondel, Paris, (P).