BIAZIN, Clément-Marie
né le 1er janvier 1924 à Bangui, Centre-Afrique, d'ethnie Yokoma, du groupe des Ngbandi, riverains de l'Oubangui; 1930, entre à l'école primaire, dont il est renvoyé lors de la seconde année du cours moyen; 1946-1966, parcourt à pied dix pays de l'Afrique centrale; 1966, revenu à Bangui, commence à peindre; 1977, vient en France pour soigner la lèpre; 1977, meurt le 3 janvier près de Soissons.
Type(s) : Artiste
Technique(s) : Peintre
Présentation : Rentrant de son long voyage de vingt ans, il décide, n'ayant pris aucune note, de mettre les connaissances acquises sur papier ou sur toile. Naît ainsi un recueil anthropologique important, de scènes légendées ou de textes illustrés, rapportant de manière naïve les coutumes des pays traversés, avant, pendant et après l'ère coloniale. C'est une sorte de codex africanus, peint de couleurs pures comme celles qui servent à orner les cases, accompagnées de textes français en capitales serrées, réparties en scènes cloisonnées et encadrées par un motif décoratif au sein d'une mise en page variée qui rompt la monotonie du reportage. C'est un griot graphique et, à ce titre, il se différencie de Bruly-Bouabré*. Son oeuvre comporte environ 600 dessins ou peintures.
Rétrospective : 1978, Stedelijk museum, Amsterdam; 1980, Kunsthalle, Düsseldorf; 1994, musée des Arts d'Afrique et d'Océanie, Paris.
Citation(s) : Il a dit :
- Dans le monde entier, la première civilisation, c'est les coutumes.