SEILER, Hans
né en 1907 à Neuchâtel, Suisse ; 1924-1929, Beaux-Arts de Lyon ; 1927-1929, académie Ranson, Paris, chez Bissière*; 1931, se fixe à Chennevière-sur-Marne ; 1939, ainsi qu'à La Roque Gageac ; 1986, meurt fin juillet.
Type(s) : Artiste
Présentation : Non-figuratif*, puis tâtant du surréalisme*, il trouve très rapidement son style, inspiré, d'une part, des carroyages du maître Bissière, sous-tendant la figuration et se créant, d'autre part, une palette limitée aux gris, à base de vert ou de bleu. La couleur vive, il l'ignore, fût-ce pour les rehauts. En 1934, une première toile, déjà structurée, a une épaisseur expressionniste* dans un cadre linéaire classique. L'ondulation du pinceau apparaît une première fois pour un paysage charnu aux teintes réservées, à dominante végétale, Les Noyers, (1944). En 1946, une toile exceptionnellement rouge montre un intérieur tout en lignes de fuites et verticales : exceptions. 1937 le début de son style propre que l'on voit évoluer. Pour l'instant, le dessin prédomine, les scènes sont transparentes, révélant l'ossature des choses plus que leurs facettes cubistes*. Comme dans un immeuble on parle de murs maîtres, ici on voit les liges maîtresses. Progressivement, elles vont s'atténuer, s'effacer lentement au profit de sa couleur, et jusqu'en 1960. Alors le fond de toutes ses toiles devient brumeux, sa pâte gris-vert ou gris- bleu va onduler de houle ou de nuages ourlés de blanc cassé, de sorte que tous ses tableaux ont un même aspect d'abstraction*, sans jamais quitter la représentation : écriture et chromatisme fournissent un dénominateur commun. Avec des variantes comme la série des Ateliers qui va de 1960 à 1980 : dans une perspective frontale renaissante, l'atelier, dans les couleurs qui sont siennes, s'ouvre au spectateur comme ses trois baies le sont, et le reflet des vitres se pose çà et là, voltigeant dans la pénombre, avec ses vibrations en blanc cassé, ; de même venue des paysages, Sans titre, (1976), dominante verte, ou Le Port Ru, (1977), dominante gris souris, ou encore Sans titre, (1978), vert et gris pâles.
Expositions : 1930, Salon d'Automne, Paris ; 1935, Kunsthalle, Berne ; 1948, Jeanne Bucher, Paris, (P) ; 1952, Redfern, Londres, (P).
Rétrospective : 1986, Musée Bonnat, Bayonne ; 1996, Jacques Rouland, Paris.