SESMA, Raymundo
né en 1954 à San Cristobal de las Casas, Chiapas, Mexique ; 1974-1977, sérigraphie et xylographie en ateliers, peinture et dessin à l'université de las Americas, Puebla, et sérigraphie à l'Open studio, Toronto ; 1974-1980, enseigne au Collège américain et à la Maison de la culture de Puebla ; vit à Milan.
Type(s) : Artiste
Technique(s) : Installationniste
Présentation : Auteur d'installations dont une partie est constituée de toiles qui peuvent être considérées comme des oeuvres autonomes. Quand il montre Épiphanie, (1994), ce sont de multiples oeuvres dont la répétition du sujet est obsédante - chars, mains, croix, coeur -, monochromes, accompagnées d'une vidéo* de chars en action, sur un texte lancinant de mots choisis pour leur connotation guerrière, alternant avec des chansons populaires enfantines. Devant chaque toil qui est comme un mur de lamentations, une paire de chaussures vides témoigne de l'absence de spectateur. Des objets de bronze gardent ouverts des atlas à la page des pays martyrisés. Continuant cette volonté de " révéler ", il inscrit en grec le mot " epphaneo " - je révèle, sur des toiles de grande dimension où sont donnés à voir des organes, coeur, main, qui sont à l'origine de la création, emplissant tout le support ou en théories de bandes superposées. La manière est celle des Nouveaux fauves*. Au commencement de la seconde moitié des années 90, il pratique le contraste, dans une peinture plus classique. Contraste entre les fonds rugueux qui disent le bois ou la roche et le tracé d'une ligne blanche cernant, en transparence, des corps ou un labyrinthe annelé; contraste entre les panneaux monochromes marqués d'un signe, ligne avec deux cercles inversés, et le panneau " parlant ". Il est aussi vidéaste, montrant sur fond blanc une forme vêtue de blanc, avec des parties dénudées que l'on n'appréhende que lorsqu'elle se meut, ne voyant dans l'immobilité que des parties apparemment non-figuratives* (1998). Précédemment, il y a La Fête des morts, avec ses 99 invités qui attendent le centième, la mort ou aussi Dies Solis, (1993), représentation de la Cène où les douze constatent que la chaise du Christ reste vide. À la fin des années 90, il peint des monuments ambigus, un Condotierre, (1999), marqué çà et là de cercles comme des spots ou une statue peinte de Moine, (1999), dont la robe prend une forme phallique.
Expositions : 1976, Maison de la culture, Puebla, (G) ; 1982, Maison de la culture d'Aguascalientes, (P) ; 1983, 1995, Centre culturel mexicain, Paris, (P) ; 1998, Filles du Calvaire, Paris, (P).