BLAUE REITER (DER)
Type(s) : Mouvement
Présentation : En français : " Le cavalier bleu ". Cette dénomination f est choisie parce que le bleu est aimé et parce que le cheval l'est ; Kandinsky* en titre une de ses toiles.
Ce groupe de peintres munichois, donc du Sud (alors que Die Brücke* est de Dresde, dans le Nord), refusés par la Nouvelle Sécession*, se groupe autour de Kandinsky, et décide d'exposer ensemble en décembre 1911. À son origine, un groupe appelé NKVM*, sigle de Neue Künstlervereinigung München, créé le 22 janvier 1909 à Munich, sous la présidence de Kandinsky, et qui expose en décembre à la galerie Heinrich Thannhauser. Cette association devait éclater en 1911, à la suite du refus d'exposer un tableau de Kandinsky de quelques centimètres supérieur à la dimension réglementaire. De cette sécession naît le Blaue Reiter. En font partie Campendonck*, Feininger*, Jawlensky*, Klee*, Kubin, Macke* et Marc*, mais aussi Delaunay*, Le Fauconnier* et Girieud*. Ces peintres sont intéressés par l'art naïf* des paysans bavarois; ce groupe, à l'inverse de Die Brücke, a une idéologie de base - les écrits de Kandinsky, Klee, Macke et Marc -, mais est dénué d'organisation. Blaue Reiter incline vers l'abstraction*, Campendonck mis à part, bien plus que Die Brücke, qui cherche ses sources dans l'art primitif. Il est plus intellectuel, plus lyrique, plus subtil et marqué par l'orphisme*.