DELAROYERE, Thierry
né le 4 novembre 1945 à Paris, France; 1976-1978, pensionnaire de la villa Médicis, à Rome; enseigne aux Beaux-Arts de Nantes; vit à Paris.
Type(s) : Artiste
Technique(s) : Peintre
Présentation : Dans la seconde moitié des années 70, il se livre, à l'instar de Support-Surface, à de la peinture sur grandes toile libres, posées au sol. Des croix suisses y apparaissent, et leur combinaison qui donne des carroyages; des feuillages également et d'autres motifs encore. Depuis 1985, il revient à la figuration et sa peinture est d'inspiration religieuse. Des pietàs d'abord. Puis, la figure se réduisant, des scènes de ville et de village, en séquences colorées, rangées horizontalement dans leur compartiment, représentant par petits personnages silhouettés la vie ludique, les places urbaines, ou les vaches dans leur pré. es coloris varient selon la saison évoquée, et quand c'est l'été, reprise dans un graphisme tout à fait différent de l'atmosphère de La Joie de vivre de Matisse. À la fin des années 90, de grandes compositions reprennent les petites figures en le enserrant dans des plans d'églises absidiales. Il procède à une sorte de réconciliation entre le sacré et le profane. La femme ou l'homme portent sur la tête un enfant; question de dire que c'est lui le guide, " le père de l'homme ". Elle, ce peut être Marie, lui, c'est Christophe, puisque des inscriptions en blanc l'affirment. Le début des années 2000 accentue cette parenté avec les icônes, leurs différents récits simultanées, baignant des orbes multicolores, limités à leur espace unique. Les figures miniaturisées sont bordées de la couleur émeraude ou rouille qui fournit à la composition son fond, l'ensemble donnant à penser à une tapisserie. Il se livre à d'autres travaux comme des herbiers dont le pétiole sert de parachute à une figurine suspendue.
Expositions : 1974, musée de Los Angeles (G); 1975, �il 2000, Paris (P); 1978, villa Médicis (P); 1981, Fondation Miró, Barcelone; 1998, 2001, Pierre Brulé, Paris, (P).